dimanche 5 juillet 2009

Hénin-Beaumont : la victoire du FN et la défaite des habitants !

Le score de 47,62 %, atteint par Steeve BRIOIS au second tour de l’élection municipale d’Hénin-Beaumont face à Daniel DUQUENNE le candidat « divers gauche obtenant 52,38% même s’il ne permet pas de gérer cette municipalité marque néanmoins une victoire pour le Front National et une défaite pour le système.

D’abord une demi victoire de la stratégie du Front Républicain et de l’ensemble des partis ayant appelé à voté pour Daniel DUQUENNE (NPA, PCF, PS, PRG, MRC, VERTS, MODEM, UMP). Un véritable camouflet pour les partis du système qui ont voulu remettre en cause le vote démocratique du premier tour en soutenant le système des corrompus. Mais pour beaucoup d’électeurs, l’ennemi ce n’était pas le FN mais la coalition PS, PCF avec Gérard DALONGEVILLE dont les malversations ont ruiné les habitants de cette ville.
N’en déplaise à monsieur Xavier BERTRAND demandant de « faire barrage au FN » et au président de la république, ils n’ont pas tué le Front National ni à Hénin Beaumont ni en France.
47% des électeurs ne croyant plus aux sornettes des états majors politiques, ni à leurs mots d’ordres éculés comme Henri GUAINO « assez content que les valeurs de la République et de la démocratie aient triomphé à Hénin-Beaumont » se sont émancipés électoralement et le nombre des conseillers municipaux du Front National, seront plus nombreux dans la prochaine mandature.

Ensuite la dédiabolisation réussie du Front National dans le pays minier résultante de l’enracinement d’un enfant du pays Steeve BRIOIS qui depuis 1995 où il a été élu conseiller municipal, profite de son mandat pour effectuer un travail d’investigation afin de dénoncer la gestion frauduleuse de l’ancien maire socialiste Gérard DALONGEVILLE, épinglé à de nombreuses reprises par la chambre régionale des comptes, finalement mis en examen, révoqué et aujourd’hui en prison. Mais c’est aussi le travail de terrain d’une équipe, le rôle social du Front National qui depuis des années va à la rencontre des habitants en discutant avec eux et en aidant dans leurs démarches administratives. L’arrivée de Marine LE PEN à la demande des adhérents locaux c’est incontestablement une valeur ajoutée car elle a réussi son implantation en prouvant à ses détracteurs que c’est la seule au Front National en mesure de redonner une dynamique électorale à notre mouvement. Ayant modestement consacré entre les deux tours, deux jours à distribuer des tracts dans la ville je puis témoigner de l’enracinement du Front National avec le sourire complice des commerçants qui reçoivent un tract et j’ai par exemple en mémoire la conversation avec un Héninois, d’origine algérienne qui n’a pas tari d’éloges sur Marine LE PEN la deuxième de liste. C’est aussi cela l’assimilation à la française, dans le creuset de notre République !

Enfin, un immense espoir pour le Front National avec le début d’une nouvelle dynamique et d’un nouveau départ. C’est incontestablement dans la famille nationale, le mouvement le plus performant qui a le leadership. Les autres groupuscules se targuant en permanence de rassemblement et d’unité des forces nationales (MNR , PDF, NDP) ont eu une attitude lamentable en n’appelant pas à voter pour la liste Front National. Ils ont montré leur isolement leur inutilité, leur propension à apporter la division dans nos rangs. Nicolas SARKOZY en prônant le soutien à DUQUENNE au lieu de l’abstention, renforce l’idée qu’il faut maintenir le statu quo d’une ville en quasi faillite qui compte 19% de chômeurs comme le statu quo d’une France en faillite au niveau national. En poursuivant ainsi l’ouverture à gauche, il a perdu les derniers électeurs issus du FN qui le soutenaient encore. Bref si c’est une défaite pour les habitants d’Hénin-Beaumont c’est une victoire du Front National qui poursuit la reconquête de son électorat et qui prouve qu’en politique le désespoir est une sottise absolue et pour parodier la pièce de théâtre de Samuel BECKETT « en attendant GODOT », sur la scène politique nationale, nous attendons Marine. !

Jean-Luc MANOURY

samedi 4 juillet 2009

AGENDA Jean-Luc MANOURY du 01 au 15/07/2009

01 juillet 2009

Campagne municipale du 2ème tour (Hénin-Beaumont)

02 juillet 2009

Commission des Marchés Publics (Metz)

03 juillet 2009

Rencontre du Parc Naturel Régional de Lorraine : Evaluation à mi-parcours (Commercy)

06 juillet 2009

Commission des Territoires, Environnement et Développement Durable (Metz)

09 juillet 2009

Visite Jardins des senteurs, parfums de cristal à l’Abbaye des Prémontrés (Pont-à-Mousson)

10 juillet 2009

Commission permanente (Metz)

13 juillet 2009

Défilé des troupes à pied, équestres et motorisés (Metz)

14 juillet 2009

Prise d’armes dans l’hémicycle du Général de Gaulle (Nancy)

Hénin-Beaumont : l’insoutenable attente !

Après les résultats des élections municipales du 28 juin 2009, où la liste du Front National conduite par Steeve BRIOIS avait obtenu près de 40%, l’ensemble des forces politiques du système (UMP, PS, PCF, PRG, MRC , MODEM, VERTS) dans un « front républicain » ont appeler à voter pour le candidat divers gauche arrivé en tête , Daniel DUQUENNE ayant obtenu 20% des suffrages. Le 30 juin et le 1er juillet, j’ai participé modestement à cette campagne en venant « donner un coup de main aux camarades du Pas de Calais ». La permanence électorale de Steeve BRIOIS, l’enfant du pays c’est une ruche active ou l’on prépare la riposte du lendemain en rédigeant chaque jour un nouveau tract de campagne, tiré à 12.000 exemplaires. Pendant ma présence dans cette ancienne cité minière, c’est une cinquantaine de militants de la ville d’Hénin-Beaumont et 20 militants extérieurs à la ville, venus de la région du Nord, de la région parisienne, des villes d’Orange, de Nantes, de Fréjus et de Nancy en ma personne qui renforcèrent cette équipe militante.

Freedy BRAUDIN, le responsable à la propagande, assigne à chacun sur un plan de la ville, des rues à tracter (au stabilo boss jaune) dans la journée.
Bruno BILDE, Conseiller Régional de Lorraine et directeur de campagne gère plus particulièrement l’agenda de presse de la tête de liste et de la seconde Marine LE PEN. En deux jours à la permanence, j’ai vu défiler FR3, Antenne 2, la télévision Belge, le Figaro, Rue 89 et une journaliste de Médiapart qui m’a interviewé.

Ce qui m’a frappé dans cette ville sinistrée par une gestion mafieuse de la gauche c’est la dédiabolisation réussie du Front National où lors de la distribution de tracts, les habitants font souvent des sourires complices et par exemple un Héninois, originaire d’Algérie m’a affirmé qu’il votera pour Steeve BRIOIS en professant des éloges pour Marine LE PEN dont la greffe semble avoir bien prise dans le pays minier. Un vieil habitant à l’accent « chti ‘mi » m’a expliqué que la gauche avait trahi la population et que beaucoup d’anciens électeurs du Parti Socialiste allaient voter pour Steeve BRIOIS aux municipales car à la différence des législatives, ce ne sont pas des élections politiques mais que l’on allait voter pour un homme et pas un parti et que toute façon « l’on pouvait l’essayer » (sic)
Le soir de mon départ c’est Geneviève THIRY, ma collègue Meurthe-et-Mosellane au Conseil Régional de Lorraine qui assurait la relève de notre département à Hénin-Beaumont.
Une insoutenable attente jusqu’aux résultats définitifs dans la soirée du dimanche 05 juillet 2009 où nous espérons tous la victoire de l’enracinement, du courage et de la compétence.

Jean-Luc MANOURY

lundi 29 juin 2009

Hénin-Beaumont : la victoire de Marine LE PEN

Tous les patriotes sincères n’habitant pas dans la région du Nord-Pas de Calais, ne peuvent que se féliciter du score de 39,34 %, obtenu par le duo gagnant, Steeve BRIOIS et Marine LE PEN au premier tour de l’élection municipale d’Hénin-Beaumont. La liste divers gauche de « l’alliance Républicaine » de Daniel DUQUENNE obtient 20,19% et la liste d’union de la gauche conduite par Pierre FERRARI obtient 17,01. Les autres candidats n’ayant pas obtenu 10%, ne peuvent se maintenir au second tour. La situation économique et sociale, dans cette cité minière de 26.000 habitants qui compte 19% de chômeurs et la gestion déplorable de l’ancien maire socialiste Gérard DALONGEVILLE, épinglé à de multiples reprises par la chambre régionale des comptes et finalement mis en examen, aujourd’hui révoqué et en prison peuvent expliquer ce résultat. La population qui souffre à voulu marquer son mécontentement d’une part en votant massivement pour la liste du Front National ou d’autre part en se réfugiant dans l’abstention puisque la participation est de 60,15% soit 8 points de moins qu’au 1er tour de l’élection municipale de 2008.

Quoi qu’il en soit, c’est une triple victoire pour le Front National

D’abord une victoire de l’enracinement d’un enfant du pays, Steeve BRIOIS et d’une équipe de militants qui depuis 15 ans labourent le terrain. Un travail d’investigation, afin de dénoncer la gestion frauduleuse de l’ancien maire socialiste Gérard DALONGEVILLE.

Ensuite, une victoire personnelle pour Marine LE PEN qui a réussi son implantation et qui prouve à ses détracteurs que c’est la seule au Front National en mesure de redonner au FN une dynamique électorale et qu’elle à une véritable légitimité au plan régional n’en déplaise à Carl Lang, président du groupuscule Parti de la France ainsi qu’au plan national au sein de l’appareil.

Enfin une victoire du Front National qui poursuit la reconquête de son électorat et qui prouve qu’en politique le désespoir est une sottise absolue.

Il importe pour le second tour de mobiliser les abstentionnistes, de séduire les électeurs de l’UMP (4,34%) et du divers droite BOCQUET (2,08%).
Le rassemblement de gauche de Pierre FERRARRI peut compter sur l’électorat des Verts (8,52%), de Pierre DARCHICOURT (5,29%) et du N.P.A (2,42%).
Si le candidat divers Gauche Daniel DUQUENNE se maintien conformément à ses engagements de campagne, dans le cadre d’une triangulaire, Steeve BRIOIS peut devenir le prochain maire.
En revanche si le candidat divers gauche fait une liste « d’union de la gauche » dans le cadre d’un « Front Républicain » certes il va se discréditer sur la parole en politique mais dans le cadre d’un duel une victoire sera plus difficile pour le candidat des patriotes.

Quoi qu’il en soit du résultat dimanche 5 juillet, ce sera pour le Front National, une petite ou une grande victoire si nous remportons la mairie mais de toute façon une victoire pour Steeve BRIOIS et Marine LE PEN avec des conseillers municipaux plus nombreux qui représenteront désormais la seule opposition ou la majorité constructive à Hénin-Beaumont

Une semaine militante qui sera décisive !

Jean-Luc MANOURY

vendredi 26 juin 2009

Séance plénière du 26/06/09 Intervention de Jean-Luc MANOURY

Rapport sur la situation économique et sociale de la Lorraine

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Après une séance plénière le 19 juin, nous voici de nouveau réunis pour évoquer la situation économique et sociale de la Lorraine, les effets de la crise, les moyens d’y remédier.

Deux plénières en une semaine, cela change du rythme habituel et l’on peut se demander pour quelle raison, monsieur le Président, vous n’avait pas regroupé sur un même jour l’examen du compte administratif 2008 et ce rapport sur la crise économique afin de regrouper par exemple les deux commissions permanentes aujourd’hui.

Il y avait en effet une cohérence à comparer les bouleversements de notre économie avec les politiques publiques mis en place par le Conseil Régional de Lorraine et surtout l’examen de leurs efficacités.

Aviez – vous anticipé que cette analyse comparative n’aurait pas tourné à l’avantage de l’exécutif régional et qu’il valait donc mieux, dissocier les deux thèmes ou en habile communicant avez-vous pensé que les projecteurs seraient de nouveau braqués sur la Région Lorraine ?

Il nous paraît impossible d’entamer ce débat sur la situation économique et sociale de la Lorraine sans rappeler qu’il s’inscrit dans un contexte général marqué par plus de trente ans de déclin économique dont la responsabilité incombe à tous les gouvernements de droite comme de gauche qui se sont succédés durant cette période.

Ces politiques sont essentiellement les suivantes :

- la politique d’immigration massive et non contrôlée qui confisque aux Français plus d’un million d’emplois stables et pénalise notre économie en lui imposant une charge de 60 milliards d’euros par an (5% c’est le taux d’étrangers qui entrent en France avec un contrat de travail) ;

- l’inadaptation de la formation professionnelle aux besoins des entreprises (formation initiale, formation continue, apprentissage) ;

- le poids des prélèvements obligatoires qui décourage l’initiative créatrice et favorise les délocalisations ;

- la bureaucratie et la multiplication des échelons d’intervention grippant notre société et notre machine économique.

C’est l’entreprise qui crée l’emploi, et les dirigeants attendent non des subventions directes de la part des collectivités, mais une diminution sensible des charges par l’Etat pour rester compétitifs dans un contexte international sans frontières, amplifié par une crise financière venant des Etats-Unis.

1. Qu’est que cette crise ?

La crise d’aujourd’hui – d’une ampleur comparable à celle de 1929 - est le fruit d’une spéculation sur la dette.

C’est « l’Acte Unique » du 17 février 1986 signé par François MITTERAND et Roland DUMAS, ministre des relations extérieures qui a autorisé la libéralisation progressive des transferts de capitaux. Jusqu’alors les mouvements de devises étaient soumis au Contrôle des changes géré par la banque de France et le Trésor qui n’autorisaient que les opérations fondées sur des décisions économiques et tangibles et interdisait ipso facto la spéculation et, la seule liberté concernait les « euro dollars », situés hors du système français.

A cette suppression du contrôle des mouvements de capitaux, s’est ajoutée la liberté totale de l’endettement. Les structures étaient donc en place pour l’explosion du système et un endettement faramineux des Etats.

Les agents économiques, entreprises et particuliers, s’en s’ont également donné à cœur joie, incités en cela par « l’effet de levier » qui consiste à s’endetter lorsque les taux sont faibles pour amplifier le profit tiré d’un investissement , les fameux « subprimes » américains, résultant eux même de la combinaison de taux bas et de la croyance des prêteurs en l’augmentation indéfinie de la valeur des actifs immobiliers.

Puis le système s’est emballé sous le double effet d’un relèvement des taux et de la baisse de valeur de leurs logements, les particuliers ne pouvant plus rembourser se sont trouvés expulsés par leurs prêteurs qui se sont eux-mêmes retrouvés possesseurs de bien invendables.

A la ruine des particuliers s’ajoutait donc la déconfiture des banques et sociétés de crédit, mais également des assurances qui garantissaient les obligations « titrisées » résultant des crédits octroyés.

Cette globalisation financière permanente échappe totalement au contrôle des acteurs de l’économie réelle et aux représentants de l’Etat. Il est légitime de blâmer une classe politique qui a institué un tel système et l’a laissé dériver.

Lorsqu’on analyse les causes de cette crise qui touchent la France et la Lorraine, la plupart des solutions pour la juguler sont nationales ce qui doit nous amener à relativiser la politique que peut mettre en place le Conseil Régional.


2. La Lorraine touchée

D’après le dernier tableau de bord mensuel du CES, le solde entrées- sorties sur le marché du travail est négatif, et se dégrade d’un mois à l’autre avec près de 24.000 chômeurs supplémentaire dont beaucoup de jeunes.

Premier exemple le secteur automobile.

Longtemps symbole de la reconversion lorraine, ce secteur économique représente 50000 emplois si on inclut les garages, les établissements de vente et divers services.

Il a perdu 1000 emplois pour la seule année 2008.

La filière de la sous-traitance automobile va mal, ce secteur en Lorraine compte environ 300 établissements, essentiellement des PME-PMI et emploie 30.000 salariés. Ces entreprises ont observé au cours du second trimestre 2009, une baisse de la production de près de 40% par rapport à l’an dernier. Cette situation a engendré un chômage partiel avec parallèlement des difficultés de trésorerie.

L’Etat et la Région ont mis en place un certain nombre de dispositifs : une prime à la casse, le bonus écologique, la prise en charge de la formation pendant le chômage partiel, Oséo afin de limiter les répercussions de la crise.

Nicolas SARKOZY à injecté dans le plan de soutien automobile 7,8 milliards à la filière automobile en exigeant en contrepartie l’arrêt des délocalisations mais il a du capituler devant les diktats européistes car la France s’est engagée à ce que « les conventions de prêts avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l’approvisionnement en priorité auprès des fournisseurs installés en France » Pour ne pas perdre la face, le Directeur des Ressources Humaines François FILLON à ensuite évoqué « un engagement moral » demandé aux constructeurs.

La « prime à la casse » destiné à soutenir le marché de l’automobile a dans les faits tué le marché de la voiture d’occasion, tué les revendeurs, tué les réparateurs et pire encore, embouteillé les casses avec des véhicules en parfait état de marche et qui hier, auraient fait le bonheur de beaucoup d’entre nous.

Deuxième exemple le secteur agricole

Le Conseil Régional va apporter à travers son Plan de Modernisation des Bâtiments d’Elevage, un soutien accru aux exploitations laitières mais si l’agriculture française accepte de vendre le lait à perte, elle sera mise en dépôt de bilan et si rien n’est fait c’est une centaine d’exploitations agricoles qui fermeront par jour !

Ce que veulent les apôtres du mondialisme qui nous gouvernent, c’est la dérégulation du marché par l’interdiction de tout accord garantissant un prix minimum, la suppression progressive de toutes les aides à la production, la suppression des crédits bonifiés, la suppression de tout contrôle des importations. Nicolas Sarkozy a accepté à Bruxelles, la dérégulation complète des marchés agricoles et lorsqu’il fait des promesses sur le contrôle des prix et des marges, il se moque des français. Le traité de Maastricht a, entre autres, pour fondement, l’interdiction de la fixation interprofessionnelle du prix du lait et ce sont bien nos gouvernants de l’UMPS qui ont signifié expressément cette interdiction européenne aux organisations professionnelles.

Nous pouvons multiplier les exemples mais les politiques que Bruxelles à mis en place portent une responsabilité énorme dans la situation en Lorraine mais c’est bien entendu la mondialisation de l’économie, l’économie ultralibérale et le profit financier sans frontières qui porte la plus grosse part de responsabilités dans cette crise.

En plus de l’écroulement du système financier et économique, nous devons aussi nous attendre à l’écroulement du système de protection sociale puisque celui-ci a été conçu et instauré au temps du plein emploi. Ce système a fonctionné de manière satisfaisante tant que l’économie était protégée par le cadre national, aujourd’hui ce cadre n’existe plus, puisque la gauche, la droite et l’Europe l’ont détruit. De plus les conséquences de l’immigration officielle et incontrôlée aggravent fortement le naufrage du système économique et social.

3. Une économie au service de l’homme

Il faut peut-être penser à un nouveau modèle de développement. Cette course en avant commence à être remise en question car il ne saurait y avoir de croissance infinie dans un espace monde fini. Nous avons perdu le sens des limites inhérentes à la vie des civilisations. Nos excès et notre irrespect envers nous-mêmes comme envers la nature, détruisent la biosphère. Le capitalisme est fondé sur l’accumulation du capital et du profit. Il est indissociable de la démesure, laquelle entraîne le dépérissement de notre société.

Nous voulons que la République en tant qu’idéal, joue son rôle politique et émancipateur.

Il faut revenir à la protection du cadre national pour protéger nos emplois lorrains, nos entreprises, notre avenir et celui de nos enfants. Comme le disait Jean-Jacques ROUSSEAU : « Nous voulons briser ce désordre social qui conduit les hommes à agir par cynisme et par égoïsme, là où l’objet de l’Etat devrait être d’introduire de la fraternité et de la solidarité ».

Je vous remercie.

jeudi 25 juin 2009

Hervé FERON : l’arroseur arrosé !

Le député-maire socialiste de Tomblaine Hervé FERON, vient d’être épinglé par la H.A.L.D.E.

Le premier édile a en effet refusé d’inscrire à l’école trois enfants, membre de la communauté du voyage, installée illégalement sur la commune de Tomblaine. Le maire qui se faisait le porte-parole de riverains « terrorisés, insultés mais qui n’osent pas porter plainte » avait pris un arrêté municipal de fermeture l’été dernier d’une aire de passage n’existant pas officiellement et dénoncé des impayés. Il avait expliqué dans les colonnes de l’Est Républicain le 12 mai dernier : « De toute façon, je ne peux pas les accepter car cela signifierait que je reconnais qu’ils habitent là. Depuis toujours, nous proposons un relogement social adapté à Tomblaine ou ailleurs. ».

Les parents qui sont illégalement sur le territoire de la commune ont déposé plainte pour discrimination et l’affaire sera jugée en correctionnelle.

Cet élu socialiste qui en 2002 au 2ème tour de la présidentielles, faisait du porte à porte pour faire barrage à la prétendue xénophobie de Jean-Marie LE PEN est aujourd’hui victime de la H.A.L.D.E dont il était pourtant un zélé défenseur lors de sa création.

Comme sous l’ancienne Union Soviétique, les commissaires politiques de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité des chances ont rendu l’avis suivant : « le droit à l’éducation et à l’instruction est un droit universel pour chaque enfant entre six et seize ans sur le territoire national ». Le collège de la H.A.L.D.E estime que « le droit à l’éducation est un droit fondamental » et que le refus du maire se caractérise par un « détournement de pouvoir manifeste ». La conclusion est sans appel : « le refus réitéré de scolariser ces enfants en violation du code de l’éducation du fait, du fait de leurs conditions de résidence, apparaît donc comme manifestement illégal et caractérisant une discrimination raciale »

Si Talleyrand à pu penser que l’ennui naquit un jour de l’uniformité, on peut prédire que le pire naîtra un jour de la diversité, arme redoutable au service d’un fallacieux antiracisme. Verdict le 10 juillet 2009.

Jean-Luc MANOURY

vendredi 19 juin 2009

INTERVENTION LORS DE LA SEANCE PLENIERE DU 19 JUIN 2009

Jean-Luc MANOURY, au nom du groupe Front National est intervenu sur la Convention de partenariat entre le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle et le Conseil Régional de Lorraine.

Monsieur le Président,
Mes chers Collègues,

Le projet qui nous est présenté, est une bonne initiative que le groupe Front National peut approuver. Nous souscrivons complètement à ce projet visant à intensifier et formaliser les liens entre deux instances démocratiques de régulation, d’une importance capitale dans la vie de tous les citoyens.

Comme vous le dites dans le préambule, cet accord de partenariat s’inscrit dans un contexte d’interrogations soupçonneuses à l’égard des différentes strates administratives françaises

Une régulation nécessaire.

Nous pensons pour notre part que mise à part la question de l’intercommunalité, celle de la complémentarité des Conseils généraux et régionaux ne devraient pas se poser. Mais il est vrai que nous sommes davantage attachés au principe qui présidait à la création de ses instances qu’à leur physionomie actuelle.

Nous trouvons parfaitement légitime qu’il existe des Conseils Généraux qui prennent à leur charge des sujets qui ne peuvent être traités efficacement par les communes mais qui n’en requiert pas moins une finesse d’exécution incompatible avec l’inertie des administrations d’Etat.

C’est typiquement le cas de l’action sociale ou de l’accompagnement de nos aînés.

Nous trouvons de même parfaitement fondés que des instances territoriales , de plus grande envergure, pilotent l’action publique au service de l’animation de l’économie des incitations fiscales, des régulations structurelles.

C’est parce que les Conseils généraux ont tenté d’agir tous azimuts et que les Conseils Régionaux, ne sont plus des régions de plan que le besoin se fait sentir de conventions régulant leurs relations..

Un partenariat stratégique

Aussi bien ce partenariat entre le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle et la Région Lorraine entre pleinement dans les objectifs d’harmonisation des prérogatives de chacun en fonction de leur domaine de prédilection. A la région de piloter : l’action économique, le développement des infrastructures de transport, le développement durable.

Aux différents Conseils Généraux de participer à leur élaboration et à leur mise en œuvre, sous le pilotage de la région pour garantir une excellente coordination et un aménagement du territoire optimal.

Mais il est évident que ce projet prendrait toute la mesure de ses potentialités s’il était mené conjointement par les quatre conseils généraux groupés sous l’autorité bienveillante de la Lorraine, seul lien historique traditionnel d’attachement des citoyens.

Il y a en effet une logique administrative au découpage du territoire en institution fine, mais il y a aussi la réalité sensible des patries charnelles, qui donnent à la Lorraine, descendante de province royale, la prééminence sur son territoire.

Monsieur le Président, le groupe Front National aimerait donc savoir si cette convention est une étape vers plus d’intelligence et de bon sens pour plus de coopérations avec d’autres collectivités territoriales dans un gage d’efficacité et d’économies pour le contribuable ou si elle n’est que le reflet des liens politiques et donc partisans privilégiés avec le Président socialiste du Conseil Général de la Meurthe-et-Moselle.

Ou en sont les contacts avec les autres Conseils Généraux ?
Sont ils prêt eux aussi à signer une telle convention ?

Aborderons- nous ultérieurement les clefs de répartition financière comme par exemple pour le Parc Naturel Régional de Lorraine qui est le seul en France a être financé par le Conseil Régional de Lorraine alors qu’il est géographiquement sur 3 territoires : la Meurthe-et-Moselle , la Meuse et la Moselle.

Nous vous remercions pour ces précisions.